Iran

Destination Téhéran

Premiers pas à Téhéran capitale de l'Iran

Premiers pas dans Téhéran – La capitale de l’Iran est une ville grouillante. Mes pas me portent autour de Lalehzar Street, entre Imam Khomeini Square et le Bazar de Téhéran. Voici mon premier témoignage sur Téhéran.

Premiers pas à Téhéran

Première chose, Téhéran ça sent la vieille voiture, l’essence, la chaleur, le bitume brûlé. Les klaxonnes ne cessent jamais, le bruit de moteur est permanent. Ensuite, la ville est grise et sur elle se pose une nappe jaunâtre de pollution. Les rues de Téhéran sont si polluées que mon nez fini par me brûler à chaque inspiration après deux jours à me balader. Les montagnes de l’Alborz situées au nord de Téhéran ne sont plus visibles en milieu de journée.

La ville est basse. Dans le District 12 de Lalehzar, où je loge les premiers jours, les immeubles ne font pas plus de 3 étages. La ville est très étendue et malgré ses 9 millions d’habitants, marcher dans Téhéran est facile. Les boutiques de téléphonie, de bijoux et de lustres se succèdent. Au-dessus d’elles, on trouve des ateliers. En face de ma chambre d’hôtel, un atelier de couture tourne jour et nuit. Dedans, les artisans travaillent les voiles et les pantalons sous le regard protecteur du portrait d’Imam Ali.

L’atmosphère des rues lors du Ramadan

Lors du Ramadan, on ne croise presque aucun touriste dans le centre de la ville. Et la nuit venue, la ville déverse les travailleurs des ateliers et les commerçants dans les rues. Les hommes se rassemblent autour des vendeurs de lentilles, de riz et de poulet installés à même la rue. On n »hésite pas à manger assis devant les maisons, le long du trottoir ni à déborder sur la route. Les hommes mangent en silence ou parle doucement pendant que les vendeurs cris après les commandes.

Promenade dans les rues de Téhéran
Une rue plus calme à Téhéran

La journée, la route est un flux perpétuel de voitures, des taxis jaunes et de bus. Le sport national, c »est la traversée des boulevard. Pour limiter le nombre de morts, des ponts ont été érigés. Sur ces ponts, on en a profité pour placer de pubs pour lancer la promotion de la dernière application de lecture du Coran, faire l »apologie du faste du Ramadan ou encore la gloire de la Révolution Islamique de Khomeini.\r\n

Sur Enghelab Street, il n’y a pas de pont. Mais il y a beaucoup de voitures. 6 voix pour 8 rangées de voitures lancées à fond. Deux octogénaires iraniennes me demandent de les aider à traverser. Pour mon baptême du feu, je me retrouve alors tiré par le bras pendant que mes deux acolytes qui jouent de la canne et de la voix pour forcer la priorité aux voitures.

Les iraniens à Téhéran

Les iraniennes à Téhéran sont très élégantes. Elles portent un niqab très léger et la mode est de le mettre au maximum en arrière. Les hommes portent le pantalon avec une chemise simple à manche longue. Dans les grandes villes d’Iran, je ne croise aucune femme porter le voile noir. Le code vestimentaire en Iran est assez simple. Ne pas voir les genoux pour les hommes, se couvrir le haut de la tête pour les femmes.

Il peut arriver de croiser un jeune téhéranais avec un tee-shirt Mégadeath ou d’entendre du hip-hop iranien sortir des enceintes d’un magasin situé à deux pas d »une gigantesque affiche des imams Khomeini et Khameini. On peut tomber sur le film américain Men in Black à la télé en Iran ou se faire arrêter dans la rue par un passant qui veut simplement discuter avec vous en anglais.

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